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Trois-Frontières (Sundgau rhénan) France

Le Pays des Trois-Frontières est la région d'Alsace qui regroupe les communes rhénanes du Dreyeckland. Plusieurs de ces communes sont bordées par le Rhin et limitrophes avec le Sundgau, la ville de Bâle ou l'Allemagne. Le Pays des Trois-Frontières compose la région fluviale d'Alsace incluse dans le Dreyeckland.

Sierentz

C’est plume en tête que la Dckld Team a pris la route de Sierentz à bord de sa dreyecklandmobile (quand vous la voyez passer, saluez la bien bas) pour un petit reportage de derrière les fagots. De Sierentz ou d'ailleurs, en voiture pour une petite balade en ville avec Dreyeckland.com !
Plan de Sierentz en main, programme top secret sous le coude et affublé de son photographe, votre humble dreyeckland-trotter a pris la route de la charmante bourgade de Sierentz.


Statue

 

Au moment où j’écris cet article, la ville est un tel chantier qu’elle semble en passe d’accueillir les prochains Jeux Olympiques (d’hiver bien entendu puisque le CIO va supprimer ceux d’été pour des raisons climatiques). Que cela ne vous serve pas d’excuses à l’heure d’y faire un tour en suivant les bons plans de la Dckld Team.
Et maintenant, place à la culture, let’s ride comme dirait le premier rappeur américain venu !


Sierentz ville fleurie l’écureuil

Une goutte d’histoire de Sierentz, ça ne fera pas déborder le vase...


La présence humaine sur le territoire Sierentzois remonte au néolithique, ainsi que le démontre la mise à jour d’une habitation de l’époque, une des plus importantes découverte archéologique en Alsace. Grâce aux fouilles archéologiques des Indianas Jones du coin, une occupation gallo-romaine est attestée au nord de la cité.
Pour autant la première trace manuscrite du village date du Moyen-Âge. En effet, en 835, une charte de Louis le Germanique, petit-rejeton de ce sacré Charlemagne (vous savez le bougre d’animal qui a eu l’idée folle d’inventer l’école), mentionne Serencia Villa.
Quelques années plus tard, en 870, le traité de Merssen, partageant la Lotharingie de Lothaire II entre ses oncles Charles le Chauve et Louis le Germanique, évoque pour la première fois la Hochkirch, l’église-mère de la région.
Comme de nombreuses localités médiévales, Sierentz passe de main en main et au Xe siècle, la ville « atterrit » entre les mains des évêques de Bâle qui répartissent leurs terres en deux cours colongères (cour seigneuriale (Dinghof) dont dépendent un nombre variable de personnes) : le Oberdinghof et le Niederinghof.
En 1445, comme tant d’autres villages de la région, Sierentz est mis à sac lors d’un raid bâlois contre la seigneurie et ce n’est qu’un des épisodes dramatiques qui frappent les populations du XVIe au XVIIIe siècle, puis jusqu’à la révolution.
Ainsi Sierentz ne déroge pas à ce qui semble être une règle dans la région à l‘ époque, la ville a une histoire tourmentée, ponctuée par les divergences continuelles entre le seigneur du lieu et la communauté. Au XVIIIe siècle, sous l’influence des Waldner de Freundstein, qui permettent à une importante communauté juive de s’établir à Sierentz, le village redevient peu à peu un carrefour commercial important.

L’histoire de Sierentz, c’est comme un bon gruyère, il y a plein de trous dedans. C’est ainsi qu’on passe sans crier gare du XVIIIe siècle à 1948 année au cours de laquelle le ministre de l’intérieur d’alors, Jules Moch, concrétisant une situation de fait, ratifie le transfert du chef-lieu de canton de Landser à Sierentz.

Ces informations gravées sur votre disque dur, nous pouvons désormais passer au chapitre touristico-historique de notre reportage.

A la découverte de Sierentz...


Tumulus dans la Forêt de la Hardt

“Promenons nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas, si le loup y était il nous mangerait ! “
Sauf qu’il n’y a pas (encore ?) de loup en Alsace et qu’il ne s’agit pas d’un bois mais de la forêt de la Hardt, entre Sierentz et Geispitzen, où il existe une quinzaine de tumuli, ou tertres, appelés Gallohihl.
Ces arbres ont ceci de particulier que ce sont des monuments funéraires édifiés au-dessus des tombes de personnages importants ou de guerriers ainsi que semble le prouver la présence fréquente d’armes.
Veuillez excuser l’absence d’illustrations, mais ayant déjà bien du mal à distinguer un pissenlit d’un topinambour, vous pensez bien que retrouver des arbres dans une forêt est une mission un brin trop compliquée pour moi. (si une bonne âme est prête à nous communiquer une photo, on est preneur )

Maison (2 rue du Moulin)

Maison 2 rue du Moulin


Caractéristique de l’époque reconstruction postérieure à la guerre de Trente Ans, cette maison à colombage porte la date de 1689 sur la sablière d’étage moulurée (les connaisseurs apprécieront la précision du vocabulaire, les autres iront chercher le Petit Larousse …).

Arc de Porte (3 rue du Moulin)

Arc de Porte 3 rue du Moulin

L’arc de porte datant de 1615 se trouve sur l’ancienne maison curiale, jouxtant l’ancienne chapelle de la Bienheureuse-Vierge-Marie (ou ce qu’il en reste…). Cet édifice, l’un des plus anciens bâtiments millésimés en pierre de la commune, sert de demeure aux recteurs de la paroisse jusqu’en 1900, date de la construction du nouveau presbytère. Aujourd’hui ce sont des quidams comme vous et moi qui y ont élu domicile. On les remercie, au passage, pour leur aimable autorisation de photographier et pour le dérangement pendant le café.

Fenêtre (3 rue du Moulin)

Fenêtre 3 rue du Moulin 2


De la chapelle de la Bienheureuse-Vierge-Marie (qui ne doit plus l’être tant que ça vu ce qu’il reste de la chapelle), située dans le jardin de l’ancienne cure, ne subsiste, depuis sa démolition au XIXe siècle, qu’un pan de mur datant de 1293, percé d’une fenêtre de style gothique. L’existence, au début du XVIIe siècle, d’un autel dédié à St Meinrad y est attestée. Les fréquentes inondations du Sauruntz (le cours d’eau qui traverse la ville) ne sont pas étrangères au délabrement de la chapelle, pourtant desservie jusqu’en 1836, année de l’érection de l’église paroissiale St-Martin.    

Ancien Moulin (6 rue du Moulin)

Ancien Moulin


Dès 1340, des écrits mentionnent l’ancien moulin de Sierentz, c’est dire si il est vieux ! En 1773, c’est toujours le seul moulin recensé par les documents fiscaux de la seigneurie de Sierentz sur le Sauruntz. Propriété des familles Hassler, Hoog et Haas, les bâtiments de minotiers sont incendiés en 1917.
Le bâtiment tel qu’il est aujourd’hui est plutôt celui du milieu du XIXe siècle.

Inscription (4 rue Rogg-Haas)

Inscription 4 rue Rogg Haas


Sur la façade côté rue de la maison à colombages Moser (XVIIIe siècle), l’inscription est dans la lignée des formules destinées à faire réfléchir le passant sur la précarité de la vie terrestre : “Es isch scho später as dü dankch” signifie : “il est déjà plus tard que tu ne le crois”.  Déprimant ? Non, juste réaliste.

Maison (12-14 rue Rogg-Haas)

Maison 12 - 14 rue Rogg Haas

Cette ancienne demeure de notable de 1608 est l’un des témoignages de la vitalité de Sierentz au début du XVIIe siècle. Un vaste toit coiffe le bâtiment, dont la structure du pan de bois de l’étage est unique dans le canton. Le linteau de la porte d’entrée est orné de trois écus.


Maiso  12 - 14 rue Rogg Haas (détail)

Cheminée

Cheminée


Comme pour rappeler l’activité industrielle de Sierentz, la cheminée de l’ancienne tuilerie du 52 de la rue Rogg-Haas a été conservée lors de la rénovation de celle-ci. Parallèlement à la fabrique de tuiles fonctionnaient  une filature de coton, une scierie mécanique, une faïencerie ou encore une usine de toiles peintes. Au cours du XVIIIe siècle, la tuilerie, propriété des Waldner, emploie deux ouvriers. Après le second conflit mondial, l’exploitation est interrompue et les bâtiments sont reconvertis en logements. (avis à la Mairie - on reviendra faire la photo quand l'épave Talbot aura été enlevée )

Schaecher (rue Poincaré et rue des Violettes)

Schaecher


Malgré le vol des statues de St-Jean et de la Vierge qui s’y trouvaient par des malandrins malappris, l’oratoire de la Crucifixion, bâti en 1681, a été restauré.
Le Christ baroque qui y figurait a été placé dans l’église (certainement pour lui éviter un destin semblable à ceux des deux statues qui lui tenaient compagnie) et remplacé par une croix de mission de 1931. Une croix de mission est une croix monumentale érigée en souvenir d’une mission (logique implacable), c’est-à-dire d’une ou de plusieurs journées de catéchèse. Le portail en fer forgé est l’ancien portail du cimetière de la Hochkirch sur lequel nous reviendrons ultérieurement.

Cadran Solaire (9 rue Poincaré)

Cadran solaire super beau


Sur une bâtisse du XVIIIe siècle se trouve un cadran solaire en parfait été parce que reconstitué, dont l’ensemble des coloris émerge sur un crépi azuré. Les moulures en U à la base et au sommet du cadran concordent avec les voussures des fenêtres baroques (les voussures sont des arcs concentriques en retrait les uns par rapport aux autres au-dessus d’un portail ou d’une fenêtre).  La devise latine qui domine, est ainsi libellée : « Dirigat Umbra Alios Vobis Ego Lumine Prosum », c’est-à-dire « l’ombre peut guider d’autres, moi je vous rends service par la lumière ». Manichéenne comme un mauvais film d’action des années 80 avec Chuck Norris, elle oppose l’ombre à la lumière, le vice à la vertu, le bien au mal.

Fontaine

fontaine 2

Le fût provient d’une ancienne fontaine auparavant située à proximité de la mairie, laquelle comprenait un bassin octogonal et une auge

Église St Martin

Eglise St-Martin


« 2 kilomètres à pied, ça use, ça use, 2 kilomètres à pied, ça use les souliers ! »
Et ça décourage les fidèles !  Las d’avoir à se rendre à la Hochkirch, les paroissiens de Sierentz décident, après avoir interprété l’incendie d’une boulangerie du village comme un signe divin, de se doter d’une nouvelle église. Un groupe de généreux souscripteurs achète alors le terrain, et un commandant de l’armée napoléonienne en retraite en dresse les plans. À la suite du refus des autorités de démolir l’ancien édifice, et à cause de la nécessité économique de réutiliser ses matériaux, des villageois organisent une opération commando et démolissent la Hochkirch. Ceci étant fait, le nouveau sanctuaire peut voir le jour sous l’impulsion du curé et grâce à un financement par souscription. En 1883, le dôme d’origine, fortement inspiré par les pérégrinations de Jellé dans les pays de l’Est, et qui posait des problèmes d’infiltrations, est remplacé par un autre, signé par l’architecte Grimm de Mulhouse.

Eglise St-Martin 2 Sierentz-18.jpg

Enseigne

Enseigne en fer forgé rue Poincaré


« Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître... ».
En ce temps-là, chaque boutique avait son enseigne. Celle-ci, sous forme d’une bannière pivotant sur la hampe, est surmontée d’un volatile et d’une tulipe (aucun rapport avec les Pays-Bas pour autant).

École Jacques Schmidt

Le bâtiment est construit à une époque (1864) où l’émulation entre communes voisines joue à plein pour se doter de la plus belle école. L’instruction primaire en Alsace est alors si florissante que Victor Duruy (ministre de l’instruction publique de 1863 à 1869) qualifie les instituteurs alsaciens, invités à l’Exposition Universelle de Paris en 1867, de “pontonniers de l’instruction du peuple” (les pontonniers étant des militaires du génie chargés de la construction des ponts).
En dépit de l’émulation entre localités voisines et de l’hommage ministériel, rares sont les bâtiments de la région à usage exclusivement scolaire. Outre les salles de classe et le logement de l’instituteur, on trouve très souvent dans la maison commune (comme c’était le cas à Sierentz) la mairie, un entrepôt pour les pompes à incendie et un corps de garde, soit l’autorité, la sécurité et la culture rassemblées sous un seul et même toit.
La dame ayant décidé de se refaire une beauté, ici non plus pas de photo. On attendra donc la fin de l’opération pour aller prendre de nouvelles photos.

Wacchiesle

Wachhiesle


Ce Wacchiesle, ancienne petite maison de garde, avait autrefois deux fonctions : rangement du matériel du garde champêtre et salle de garde comportant une prison, réservée aux maraudeurs ou autres fêtards éméchés qui troublaient l’ordre public. Elle a été rénovée et aux dernières nouvelles, on n’y enferme plus personne.

Sierentz-66.jpg


Gare

Gare de Sierentz


L’ouverture de la ligne de chemin de fer de Bâle à Mulhouse en 1840 et la construction d’une gare ont grandement contribué à l’essor de la commune au XIXe siècle et à l’accentuation de son importance face à Landser. Bien qu’aucun employé n’y exerce plus, la gare est loin d’être fantôme puisqu’il s’agit de la dernière gare du canton, et que les usagers y sont encore nombreux.

Hospice Zur Engelsburg

Au XIXe siècle, Geneviève Rogg-Haas, fait don de sa maison natale, l’ancienne auberge « A l’ange », à la commune de Sierentz pour que celle-ci y installe un hôpital. Grâce aux biens légués par la même donatrice par testament, le nouvel hôpital est construit quelques années plus tard. Il subit plusieurs transformations et agrandissements dans la seconde moitié du XXe siècle pour rendre les locaux plus fonctionnels.

Hospice Zur Engelsburg

Sainte Barbara

« Santa Barbara, dis moi pourquoi, j’ai le mal de vivre… ».
Malgré ce nouvel interlude musical, ce vitrail n’a aucun rapport avec la série américaine à l’eau de rose qui rythmait les après-midi de TF1 dans les années 80. C’est l’un des six vitraux que compte la chapelle de l’hôpital, construite en 1892 à la demande de la donatrice. À côté des vitraux de Ste Geneviève, sa patronne, et de St-Fridolin, prénom de son défunt époux, figure Ste Barbara, nom de la fille unique du couple décédée à l’âge de 16 mois en tombant des bras d’une domestique.

Chapelle de l’hôpital

Croix de Mission

Outre celui de la Hochkirch, Sierentz possède un second cimetière, propriété de l’hôpital, réalisé grâce à la fondation Rogg-Haas. Cette dernière est également à l’origine de cette croix des missions, dont le fût porte des écots, fixée par quatre coins enfoncés dans le socle.

Croix de mission (cimetière de l’hôpital)

Vierge

En face de l’hôpital, sur une petite colline cachée derrière les arbres, une statue de la Vierge est érigée le 8 décembre 1904 à l’occasion du 50è anniversaire de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception par le Pape Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus, comme en témoigne l’inscription sur le socle du monument. C’est à partir de ce moment que la colline prend le nom de Muttergottersberg, colline de la Vierge. La présence de la statue n’est pas pour rien à la dévotion à la Vierge miraculeuse, qui fut propagée dans la région par les Soeurs de le Charité, qui oeuvrent alors dans l’hospice-hôpital Zur Engelsburg.

Muttergotersberg

Campanile

Situé à deux pas de la statue de la Vierge, le campanile (aucun lien de parenté avec les hôtels) provient de l’ancien clocheton de l’hôpital, victime collatérale de la modernisation.
Les deux cloches en bronze, avec battant intérieur et marteau extérieur, comportent respectivement des feuilles de chêne garnies de glands et un décor floral stylisé en guise de décoration.

Campanile

Presbytère

À l’instar de plusieurs bâtiments publics de la commune, cet édifice a été construit grâce à la fondation Rogg-Haas (décidément bien généreuse, elle méritait qu’on donne son nom à la principale artère de la ville), à l’emplacement d’une ferme dont il reste des vestiges. Il a remplacé l’ancienne maison curiale, situé près du moulin. Les encadrements des baies et des pilastres d’angle sont remarquables ainsi que ne manqueront pas de le remarquer les plus architectes d’entre vous.

Presbytère

Alambic

Jusque quelques années après la Seconde Guerre Mondiale, distiller son propre schnaps ou eau de vie, était une tradition forte dans les familles alsaciennes. Grâce à l’alambic, quetsches, mirabelles ou cerises libèrent leur alcool, entre 50° et 60°. Dans les années 60 la décision du gouvernement de ne pas renouveler aux descendants le droit de distillation gratuite accordé à leurs aînés et les taxes prohibitives conduisent à la disparition progressive de la distillation familiale.
Aujourd’hui, seuls quelques alambics communautaires restent opérationnels.

Alambics 2

Ancien tribunal

Ancien tribunal

Au début du XXe siècle, la construction d’un tribunal cantonal s’inscrit dans le développement progressif de la commune aux dépens de l’ancien chef-lieu de canton Landser. En 1906, date de l’érection du tribunal cantonal, le siège de la justice de paix a déjà été transféré à Sierentz. L’originalité du bâtiment tient, entre autres, aux matériaux utilisés : briques revêtues d’enduit, au-dessus d’assises en granit, et grès pour les chaînes d’angles. Les maçons apprécieront. Une baie en plein cintre avec des vitraux éclaire l’imposant escalier intérieur.
Acquis en 1962 par la commune, l’édifice a perdu sa destination d’origine.

Crucifix

Crucifix

À la suite d’un héritage, là où d’autres se seraient empressés d’acquérir une charrette ou un beau cheval, un paysan décida d’utiliser ses pièces d’or pour ériger un crucifix dans son jardin. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les autorités religieuses locales ne montrèrent guère d’enthousiasme, affirmant même leurs réticences avec force en raison de la proximité d’une synagogue. Notre pieux paysan n’en fût pas affecté, son empressement redoublant lors du décès, le même jour, de son épouse et de son fils unique de 24 ans (et oui, il y a des jours comme ça où il vaut mieux rester couché).
La croix terminée, le paysan fit venir un Christ d’une fonderie de Munich (et sûrement un service de chopes de bière parce que tant qu’à faire…).

Monument aux morts

Inauguré en 1932, ce monument aux morts comprend une cloche sur laquelle est gravée l’inscription “1914-1918”, un blason avec l’aigle de la commune, un ange, créé dans les ateliers Weber à Röscherz dans le canton de Berne en Suisse, et une plaque Sierentz à ses victimes des guerres”. Aux quinze morts de la Première Guerre Mondiale se sont ajoutés les quarante-deux de la Seconde et celui de la guerre d’Indochine.
 
Monument aux morts
 

Balade au cimetière de la Hockirch


Non la Dckld Team n’a pas décidé de rejouer SOS Fantômes ni de danser sur les traces de Michael Jackson dans le clip de Thriller. Il y a des choses à voir au cimetière de la Hochkirch, et comme on est là pour ça, on a décidé de vous les montrer.

Croix
 
La vraie croix en fer forgé

Cette croix en fer forgé marque l’emplacement de feu l’église de la Hochkirch. Pendant près de 12 siècles, elle fût l’église mère des villages de Sierentz, d’Uffheim, de Geispitzen et de Waltenheim. Située au croisement de deux voies romaines, elle aurait été bâtie aux VIIe et VIIIe siècles, au début de la christianisation du Sundgau.
En 870, elle est mentionnée pour la première fois dans le traité de Mersen.

Monument funéraire

Monument funéraire

Témoignage de reconnaissance de la commune de Sierentz, ce monument funéraire, sculpté par Joseph Barta, est érigé sur la tombe de François-Joseph Muller (1797-1857), qui assure au XIXe siècle un ministère de trente-cinq ans à Sierentz, au cours duquel est bâtie l’église St Martin, en remplacement de l’ancienne église de la Hochkirch. Dans la corniche est gravé le visage du prêtre.

 
Croix de mission

Croix de Mission (cimetière de la Hochkirch)

Autrefois, la mission prêchée par les révérends pères, durait une dizaine de jours et constituait un temps fort de la vie paroissiale. Souvent, le dernier jour se terminait en apothéose, et une croix des missions, financée par les dons des paroissiens, était parfois érigée, comme celle-ci, en place au cimetière de la Hochkirch.

Tombe de la Famille Ratti

Robert Ratti

 Dans la famille Ratti, je demande le père ! Auguste, d'origine italienne, a été le créateur d’une scierie mécanique à Sierentz, célèbre pour la qualité de ses bois de fusils. La fabrique, qui employa jusqu’à une quarantaine de personnes, cesse ses activités en 1968.

Tombe des époux Rogg-Haas

Tombe des époux Rogg Haas


Cette tombe est celle de Fridolin Rogg, financier originaire de Münchingen (pays de Bade), et de son épouse Geneviève, née Haas. Ils sont à l’origine de la fondation Rogg-Haas, qui a participé au financement de nombreux édifices religieux ou à caractère social, comme les églises Ste-Geneviève et St-Fridolin à Mulhouse, l’église de Rosenau, l’hôpital, le presbytère et l’ancienne école maternelle de Sierentz. Leur fille, Barbe, morte accidentellement en bas âge repose à leurs côtés.
A voir avant de visiter la rue du même nom et ses 1001 trésors et autres curiosités.

Tombe d’Alpa Agrippino

Tombe d’Alpa Agrippino

L’influence de l’origine italienne d’Alpa Agrippino sur le style de sa tombe évidente. Profitez-en, Sierentz c’est quand même plus près que Rome qui ne se trouve pas à la prochaine sortie d'autoroute.

Chapelle de la Hochkirch

Chapelle de la Hochkirch

Située à l’emplacement de l’ancienne église mère de la Hochkirch, dédiée à St-Martin, la chapelle est le fruit d’une donation, puisque son financement est absent de toutes les comptabilités publiques. La cloche, dédiée à St-Michel, est cachée dans une tombe pendant la Première Guerre Mondiale et échappe ainsi aux réquisitions allemandes de 1917.

Sierentz-53.jpg

Vitrail


Vitrail chapelle de la Hochkirch

Le vitrail, datant de 1913, représente la résurrection d’un enfant avec l’inscription : “Das Mädchen ist nicht tot. Es schläft nur”, - la fillette n’est pas morte. Elle dort. Ces phrases sont à mettre en relation avec le décès à l’âge de 7 ans du frère des généreuses donatrices, les soeurs Lehman. Super gai donc. Pour la joie de vivre, vous repasserez.


A votre tour maintenant !


Malgré les travaux qui embellissent la ville, Sierentz ne cache pas grand chose. Maintenant que vous savez tout, il ne vous reste plus qu'à voir et profiter des 1001 richesses que vous propose Sierentz.
Quant à la Dckld Team, la voilà repartie sur les routes vers l'infini et au-delà pour de nouvelles aventures.

Dckld Team, bientôt près de chez vous...

Ancien tribunal 2



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by Jonathan RODRIGUEZ last modified 2007-10-26 21:05