L'aérodrome de Mulhouse - Habsheim
Découvrez l'aérodrome de Mulhouse - Habsheim. Cet aérodrome compte parmi les plus ancien de la planète et a toute une histoire à vous raconter. Jonathan de l'équipe du Dreyeckland vous raconte l'histoire de l'aérodrome de Mulhouse - Habsheim.
Le crash d'Habsheim
Le 26 juin 1988, au cours d’un vol de démonstration du tout nouvel Airbus A320 lors d’un meeting aérien à l’aérodrome de Mulhouse-Habsheim, le vol 296 Air France en provenance de l’aéroport voisin de Bâle-Mulhouse s’écrase traumatisant l'Alsace et les Alsaciens durablement.
L’histoire de l’aéronautique n’est malheureusement pas faite que de records en tout genre et de faits d’armes glorieux, et l’aérodrome de Mulhouse-Habsheim a également été le théâtre d’un drame qui a traumatisé le Sundgau et toute l’Alsace.


Le Crash de l'Airbus 320 à l'aérodrome de Mulhouse - Habsheim

Lors de ce court vol de démonstration, outre les 6 membres d'équipage, le nouveau fleuron de l’aéronautique française transporte 130 passagers, quelques journalistes et des personnes faisant un baptême de l'air sur cette nouvelle génération d'appareil Airbus. Après son passage au dessus du terrain de l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le pilote ne parvenant pas à remettre les gaz pour reprendre de l’altitude, la queue de l’appareil accroche la cime des arbres avant de s'écraser dans la forêt en bout de piste.



L’accident, qui a causé la mort de 3 passagers et en a blessé une centaine d’autres, a été filmé par de nombreux témoins présents lors du meeting (voir vidéo).
Deux des victimes, un jeune tétraplégique et une fillette semblent être restés bloqués dans la carcasse de l'avion et être morts dans l'incendie qui a suivi quelques minutes plus tard. Quant à la troisième victime elle était semble-t-il venue leur porter secours.




L’accident, qui a causé la mort de 3 passagers et en a blessé une centaine d’autres, a été filmé par de nombreux témoins présents lors du meeting (voir vidéo).
Deux des victimes, un jeune tétraplégique et une fillette semblent être restés bloqués dans la carcasse de l'avion et être morts dans l'incendie qui a suivi quelques minutes plus tard. Quant à la troisième victime elle était semble-t-il venue leur porter secours.



L'Enquête sur le crash de aérodrome de Mulhouse - Habsheim

Le rapport officiel d'enquête conclura que les causes de l'accident sont :
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1. Une très basse altitude de passage, plus basse que les obstacles environnants
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2. Vitesse très faible et réduite au maximum pour obtenir l'angle d'attaque maximum
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3. Puissance des moteurs sur le mode croisière
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4. Retard dans la remise des gaz
C’est la combinaison de ces quatre facteurs qui aurait conduit à l'impact de l’Airbus sur la cime des arbres puis à son crash. La commission d'enquête mise en place après le drame a également conclu que la descente sous les 100 pieds (environ 30 mètres) lors du passage au dessus de l’aérodrome de Mulhouse-Habsheim n'était pas délibérée, mais la résultante d’une non prise en compte des informations visuelles et sonores propres à donner de l'altitude à l'avion.
Le commandant de bord, Michel Asseline, 44 ans et son copilote Pierre Mazière, 45 ans, tous deux pilotes chez Air France ainsi que le président du club organisateur du meeting, accusés d'homicides et blessures involontaires ont été reconnus coupables. Michel Asseline a été condamné à 6 mois de prison fermes et 12 mois avec sursis tandis que ses coaccusés ont écopé d’une peine de prison avec sursis.
Le commandant de bord, Michel Asseline, 44 ans et son copilote Pierre Mazière, 45 ans, tous deux pilotes chez Air France ainsi que le président du club organisateur du meeting, accusés d'homicides et blessures involontaires ont été reconnus coupables. Michel Asseline a été condamné à 6 mois de prison fermes et 12 mois avec sursis tandis que ses coaccusés ont écopé d’une peine de prison avec sursis.
La polémique sur le crash de l'aérodrome de Mulhouse - Habsheim
Peu de temps après le crash, Michel Asseline a affirmé avoir servi de fusible Airbus. Pour étayer cette thèse, il a déclaré lors du procès que l'avion n'avait pas répondu quand il avait remis les gaz et que l'altimètre indiquait 100 pieds lorsque les vidéos du crash montrent que l'appareil se trouve à environ 30 pieds (10 mètres) du sol. Or Airbus Industries avait signalé à Air France le mois précédent dans des bulletins officiels (Operational Engineering Bulletins) qu'il était possible de rencontrer ces 2 problèmes, mais il semblerait que ces bulletins n’aient pas été communiqués aux pilotes à l'époque.
L’enquête, vraisemblablement entachée d’irrégularités, est également au centre de nombreuses polémiques. Deux faits font cependant jaser plus que les autres.
Ainsi, les deux boîtes noires, retrouvées intactes le jour de l'accident et conservées par la Direction générale de l'Aviation civile n’ont été remises à la police que dix jours plus tard, manifestement ouvertes et comportant 8 secondes de « blanc » au moment de l'impact
Par ailleurs, les arbres de la forêt, entourant le lieu du crash, ont été promptement coupés dans les jours qui ont suivi le drame.


Les personnes qui remettent en cause l’enquête officielle estiment que le fait que l’A320 était un avion de conception nouvelle, commercialisé pour la première fois cette année-là avec pour principal argument de vente l’accroche “l’avion le plus sûr du monde”, a pesé de tout son poids sur l’enquête.
- OEB 19/1 : Déficience de l'accélération des moteurs à basse altitude. Ce bulletin note que les moteurs peuvent ne pas réagir immédiatement à la poussée des manettes des gaz à basse altitude.
- OEB 06/2 : Contrôle croisé des instruments barométriques. Ce bulletin indique que l'indicateur barométrique d'altitude de l'A320 ne fonctionne pas toujours correctement.
L’enquête, vraisemblablement entachée d’irrégularités, est également au centre de nombreuses polémiques. Deux faits font cependant jaser plus que les autres.
Ainsi, les deux boîtes noires, retrouvées intactes le jour de l'accident et conservées par la Direction générale de l'Aviation civile n’ont été remises à la police que dix jours plus tard, manifestement ouvertes et comportant 8 secondes de « blanc » au moment de l'impact
Par ailleurs, les arbres de la forêt, entourant le lieu du crash, ont été promptement coupés dans les jours qui ont suivi le drame.

Les personnes qui remettent en cause l’enquête officielle estiment que le fait que l’A320 était un avion de conception nouvelle, commercialisé pour la première fois cette année-là avec pour principal argument de vente l’accroche “l’avion le plus sûr du monde”, a pesé de tout son poids sur l’enquête.
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Malgré cet accident et la polémique qui a suivi, l'A320 fut un grand succès commercial pour Airbus, mais il n’en reste pas moins que le drame a marqué durablement la région, hantant pendant des années tous les meetings aériens du Haut-Rhin et l’aérodrome de Mulhouse-Habsheim qui n’en fût pourtant que le sinistre théâtre.
Photos reproduites avec l'aimable autorisation de www.crashdehabsheim.net
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