L'Histoire du Sundgau
Le Sundgau tout le monde en parle (en tout cas sur dreyeckland.com), mais est-ce que ce même tout le monde le connaît vraiment ?
Pour savoir où l'on va, il faut savoir d'où l'on vient entend-on souvent c'est valable aussi pour le Sundgau.
Découvrez son histoire.
Le Sundgau au Moyen-Age
Passant des Mérovingiens aux Habsbourgs et du royaume d'Austrasie au Saint-Empire Romain Germanique, le Sundgau connaît moults changements au Moyen-Âge, et ce dans tous les domaines.
Meurtres, trahisons, épidémies, tremblements de terre, révoltes paysannes et guerres sont au programme.
Ne ratez pas l'histoire du Sundgau au Moyen-Âge.
Résumé du dernier épisode, "Le Sundgau à l'Antiquité" :
les Alamans, qui occupaient le Sundgau depuis qu'ils en avaient chassé les Romains, étaient défaits par Clovis Ier et les Francs à la bataille de Tolbiac en 496. Le Sundgau passe donc sous domination franque.
Quelques années après la bataille de Tolbiac, le Sundgau intègre le royaume d'Austrasie et plus précisément le Duché d'Alsace.
Sous le règne des rois Mérovingiens, l'Austrasie était un royaume franc allant du nord-est de la France actuelle, des bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu'aux bassins moyen et inférieur du Rhin.
Le Royaume d'Austrasie est né en 511, à la mort de Clovis, lorsque son territoire fût partagé entre ses fils.
Durant la période mérovingienne, le christianisme est introduit dans le Sundgau, sous l'influence de moines irlandais. Vers 700 apparaissent les premières églises mères sundgauviennes dédiées à saint Martin alias Martin de Tours dit le Miséricordieux, l'un des Pères de l'Eglise.
Aux alentours de 750, le Duché d'Alsace, formé sous les derniers Mérovingiens et administré par les Etichonides (illustre famille franque descendant notamment de Clovis), est partagé en deux comtés, le Nordgau et le Sundgau qui seront mentionnés dans le traité de Mersen conclu en 870 et partageant la Lotharingie entre Charles II le Chauve et son frère Louis le Germanique ( traité qui donnera naissance bien plus tard à la France et à l'Allemagne NDR). La limite entre les deux territoires est le Landgraben, au sud de Sélestat.
Le Sundgau est pour la première fois mentionné en tant que tel dans des textes du XIIe siècle.
Le Sundgau historique coïncide alors avec les terres des comtes de Ferrette et des Habsbourg, exception faite de la ville de Mulhouse et de son territoire composé d'Illzach et de Modenheim.
Le Sundgau géographique, pour sa part, ne désigne qu'une région plus restreinte comprenant le pays des collines au sud de Mulhouse et allant jusqu'à la vallée de la Lucelle.
Aux IXe et Xe siècles, le Duché d'Alsace se scinde en deux et cède la place aux comtés du Nordgau et du Sundgau, ce dernier administré par la famille des Lieutfried.
Après le traité de Verdun signé en 843 par les trois fils de Louis le Pieux, Lothaire, Charles le Chauve et Louis le Germanique, l'empire de Charlemagne (leur grand-père) est partagé en 3 royaumes. Louis le Germanique hérite de celui qui nous intéresse ici à savoir la Francie orientale plus communément appelée Germanie, noyau du futur Saint-Empire romain germanique. Le Sundgau connaît alors une période instable qui voit l'autorité des chefs locaux s’accroître considérablement. C'est le début de la féodalité.
A la fin du Xè siècle, sous le règne d'Otton Ier (936-973), le Sundgau est englobé dans le Saint-Empire romain germanique (bien que ce terme ne soit apparu qu'au XVè siècle).
De 1125 à 1324, le Sundgau est administré par les comtes de Ferrette pour ce qui restera comme l'une des périodes les plus agitées de sa riche histoire.
En 1125, Frédéric, fils de Thierry Ier de Montbéliard, hérite du Sundgau et devient comte de Ferrette. Sous le nom de Frédéric Ier (1125-1160) il participe activement au gouvernement de l'Empire et lutte énergiquement contre le paganisme en encourageant la fondation de monastères et de prieurés comme ceux de Feldbach ou de Saint-Morand à Altkirch.
Ulrich Ier (1193-1197), petit-fils de Frédéric Ier, ayant succéder à son père Louis (1160-1191) décédé en Palestine lors des Croisades, n'a pas le temps de goûter aux joies du pouvoir puisqu'il est assassiné par le comte palatin Othon de Bourgogne quatre ans à peine après s'être assis sur le trône.
C'est son frère Frédéric II (1197-1232) qui récupère la couronne.
Il fait fructifier ses terres au point de susciter la convoitise de l'évêque de Bâle avec qui les conflits se multiplient rapidement. Sûrement dans le but de faire cesser les guerres et les violences qui secouent le Sundgau, Frédéric II fait enlever l'évêque de Bâle, crime pour lequel il est durement châtié avant d'être assassiné par son fils Louis le Féroce, lequel est excommunié pour son parricide.
Ulrich (1233-1275), l'autre fils de Frédéric II prend le pouvoir sous le nom de Ulrich II. S'il répare les principales pertes de son père, il est resté dans l'histoire sundgauvienne pour des faits d'armes moins glorieux.
Tout d'abord pour la vente en 1271 (contraint et forcé d'après certains historiens du Sundgau) du château et de la ville de Ferrette (et par extension du Sundgau) à l'évêque de Bâle qui le lui restitue sous forme de fief faisant ainsi de lui son vassal, mais surtout parce que six siècles après son trépas, on a découvert un parchemin contenant l'aveu écrit de sa propre main, de l'assassinat de son père Frédéric II. En effet, il n'y a pas de quoi se vanter !
À la mort d'Ulrich II en 1275, c'est son fils Thiébaut (1275-1310) qui s'empare du pouvoir dans le Sundgau. D'un esprit très guerrier voire belliqueux, ce dernier connaît énormément d'ennuis, sauvant sa place dans les livres d'histoire du Sundgau à la faveur d'un déménagement du château de Ferrette à celui de l'Engelbourg, à Thann.
Son rejeton Ulrich III (1310-1324) a beau avoir conquis la vallée de Saint-Amarin cela ne l'a pas empêché d'aller manger les topinambours par la racine sans descendant mâle. Aussi, sa fille Jeanne épouse Albert II de Habsbourg et lui apporte le Sundgau en dot.
Avec ce mariage, le Sundgau devient les "Pays antérieurs autrichiens (Autriche antérieure)", administrés par un grand bailli (représentant des princes féodaux) depuis Ensisheim, et divisés en quatre baillages (circonscription fiscale où s'exerçait le pouvoir d'un bailli) : Landser, Thann, Altkirch et Ferrette.
Cependant 135 localités sundgauviennes sont directement administrées par les seigneurs qui les tiennent en fief des Habsbourg. Cette noblesse villageoise du Sundgau est à l'origine de l'érection de nombreux manoirs.
Au XIVè et au XVè siècle, les temps sont toujours difficiles pour le Sundgau qui est mis à rude épreuve.
Tout d'abord, la population du Sundgau est éprouvée par les épidémies de peste en 1313 et 1349, cette dernière précédant un séisme et emportant jusqu'à 25% de la population en certains endroits.
En 1335, c'est une des sept plaies d'Egypte qui s'abat sur le Sundgau puisque une invasion de sauterelles ravage pendant trois ans les plaines allemandes et alsaciennes.
Le 8 octobre 1356, la malédiction qui semble s'abattre sur le Sundgau prend la forme d'un nouveau tremblement de terre.
Le séisme (dont les secousses auraient été ressenties jusqu'à Paris et Constance d'après divers témoignages) cause d'énormes dégâts dans le Sundgau : 34 châteaux sundgauviens sont endommagés ou démolis, parmi lesquels ceux de Landser, Heidweiler, Froberg ou encore Morimont. A Bâle, plus de 500 personnes trouvent la mort alors qu'il reste à peine 100 maisons debout.
Pour certains sundgauviens, ces catastrophes à répétition seraient les signes annonciateurs de l'Apocalypse (la fin du monde).
Comme si cela ne suffisait pas, les Sundgauviens sont également les victimes collatérales de plusieurs guerres : Bâlois 1354 et 1369, les Anglais 1369 et 1375, Armagnacs 1444, Soleurois et Bâlois 1445-1146, guerre des Six Deniers 1466, guerre de Souabe 1499, etc.
Les violences semblent ne pas connaître d'accalmie dans le Sundgau, qu'il s'agisse de guerres privées entre seigneurs locaux (NDR : les guerres privées étaient en fait des procédures judiciaires, relativement règlementées, ayant pour but de venger une injustice ou d'obliger quelqu'un à reconnaître ses torts, par la force et les menaces, d'où le terme de guerre) ou de raids de brigands.
D'autres part, les souverains engagés dans la guerre de Cent Ans ont pour habitude d'embaucher des compagnies de mercenaires pour renforcer leurs troupes, compagnies de mercenaires qui au moment des périodes de trêve ou de paix, agissent pour leur propre compte. La riche Alsace aiguise les appétits de ces bandes de malandrins et de leurs chefs, et le Sundgau n'est pas épargné.
Ainsi, en 1365, les mercenaires du parti bourguignon, alliés aux Anglais, contraints à l'inactivité suite à la paix de Brétigny (1360), franchissent les Vosges et déferlent sur le Sundgau. Les campagnes du Sundgau sont dévastées.
Le Sundgau n'a pas été épargné par les aléas d'une période de l'histoire réputée pour sa violence. Pourtant, il est toujours debout.
La Renaissance fût-elle plus calme ?
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Dreyeckland : France - Alsace - Haut-Rhin - Sundgau
les Alamans, qui occupaient le Sundgau depuis qu'ils en avaient chassé les Romains, étaient défaits par Clovis Ier et les Francs à la bataille de Tolbiac en 496. Le Sundgau passe donc sous domination franque.
Quelques années après la bataille de Tolbiac, le Sundgau intègre le royaume d'Austrasie et plus précisément le Duché d'Alsace.
Sous le règne des rois Mérovingiens, l'Austrasie était un royaume franc allant du nord-est de la France actuelle, des bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu'aux bassins moyen et inférieur du Rhin.
Le Royaume d'Austrasie est né en 511, à la mort de Clovis, lorsque son territoire fût partagé entre ses fils.
Durant la période mérovingienne, le christianisme est introduit dans le Sundgau, sous l'influence de moines irlandais. Vers 700 apparaissent les premières églises mères sundgauviennes dédiées à saint Martin alias Martin de Tours dit le Miséricordieux, l'un des Pères de l'Eglise.
Aux alentours de 750, le Duché d'Alsace, formé sous les derniers Mérovingiens et administré par les Etichonides (illustre famille franque descendant notamment de Clovis), est partagé en deux comtés, le Nordgau et le Sundgau qui seront mentionnés dans le traité de Mersen conclu en 870 et partageant la Lotharingie entre Charles II le Chauve et son frère Louis le Germanique ( traité qui donnera naissance bien plus tard à la France et à l'Allemagne NDR). La limite entre les deux territoires est le Landgraben, au sud de Sélestat.
Le Sundgau est pour la première fois mentionné en tant que tel dans des textes du XIIe siècle.
Le Sundgau historique coïncide alors avec les terres des comtes de Ferrette et des Habsbourg, exception faite de la ville de Mulhouse et de son territoire composé d'Illzach et de Modenheim.
Le Sundgau géographique, pour sa part, ne désigne qu'une région plus restreinte comprenant le pays des collines au sud de Mulhouse et allant jusqu'à la vallée de la Lucelle.
Aux IXe et Xe siècles, le Duché d'Alsace se scinde en deux et cède la place aux comtés du Nordgau et du Sundgau, ce dernier administré par la famille des Lieutfried.
Après le traité de Verdun signé en 843 par les trois fils de Louis le Pieux, Lothaire, Charles le Chauve et Louis le Germanique, l'empire de Charlemagne (leur grand-père) est partagé en 3 royaumes. Louis le Germanique hérite de celui qui nous intéresse ici à savoir la Francie orientale plus communément appelée Germanie, noyau du futur Saint-Empire romain germanique. Le Sundgau connaît alors une période instable qui voit l'autorité des chefs locaux s’accroître considérablement. C'est le début de la féodalité.
A la fin du Xè siècle, sous le règne d'Otton Ier (936-973), le Sundgau est englobé dans le Saint-Empire romain germanique (bien que ce terme ne soit apparu qu'au XVè siècle).
L'administration des comtes de Ferrette : une période agitée pour le Sundgau
De 1125 à 1324, le Sundgau est administré par les comtes de Ferrette pour ce qui restera comme l'une des périodes les plus agitées de sa riche histoire.
En 1125, Frédéric, fils de Thierry Ier de Montbéliard, hérite du Sundgau et devient comte de Ferrette. Sous le nom de Frédéric Ier (1125-1160) il participe activement au gouvernement de l'Empire et lutte énergiquement contre le paganisme en encourageant la fondation de monastères et de prieurés comme ceux de Feldbach ou de Saint-Morand à Altkirch.
Ulrich Ier (1193-1197), petit-fils de Frédéric Ier, ayant succéder à son père Louis (1160-1191) décédé en Palestine lors des Croisades, n'a pas le temps de goûter aux joies du pouvoir puisqu'il est assassiné par le comte palatin Othon de Bourgogne quatre ans à peine après s'être assis sur le trône.
C'est son frère Frédéric II (1197-1232) qui récupère la couronne.
Il fait fructifier ses terres au point de susciter la convoitise de l'évêque de Bâle avec qui les conflits se multiplient rapidement. Sûrement dans le but de faire cesser les guerres et les violences qui secouent le Sundgau, Frédéric II fait enlever l'évêque de Bâle, crime pour lequel il est durement châtié avant d'être assassiné par son fils Louis le Féroce, lequel est excommunié pour son parricide.
Ulrich (1233-1275), l'autre fils de Frédéric II prend le pouvoir sous le nom de Ulrich II. S'il répare les principales pertes de son père, il est resté dans l'histoire sundgauvienne pour des faits d'armes moins glorieux.
Tout d'abord pour la vente en 1271 (contraint et forcé d'après certains historiens du Sundgau) du château et de la ville de Ferrette (et par extension du Sundgau) à l'évêque de Bâle qui le lui restitue sous forme de fief faisant ainsi de lui son vassal, mais surtout parce que six siècles après son trépas, on a découvert un parchemin contenant l'aveu écrit de sa propre main, de l'assassinat de son père Frédéric II. En effet, il n'y a pas de quoi se vanter !
À la mort d'Ulrich II en 1275, c'est son fils Thiébaut (1275-1310) qui s'empare du pouvoir dans le Sundgau. D'un esprit très guerrier voire belliqueux, ce dernier connaît énormément d'ennuis, sauvant sa place dans les livres d'histoire du Sundgau à la faveur d'un déménagement du château de Ferrette à celui de l'Engelbourg, à Thann.
Son rejeton Ulrich III (1310-1324) a beau avoir conquis la vallée de Saint-Amarin cela ne l'a pas empêché d'aller manger les topinambours par la racine sans descendant mâle. Aussi, sa fille Jeanne épouse Albert II de Habsbourg et lui apporte le Sundgau en dot.
Avec ce mariage, le Sundgau devient les "Pays antérieurs autrichiens (Autriche antérieure)", administrés par un grand bailli (représentant des princes féodaux) depuis Ensisheim, et divisés en quatre baillages (circonscription fiscale où s'exerçait le pouvoir d'un bailli) : Landser, Thann, Altkirch et Ferrette.
Cependant 135 localités sundgauviennes sont directement administrées par les seigneurs qui les tiennent en fief des Habsbourg. Cette noblesse villageoise du Sundgau est à l'origine de l'érection de nombreux manoirs.
XIVè/XVè siècle : le Sundgau mis à rude épreuve
Au XIVè et au XVè siècle, les temps sont toujours difficiles pour le Sundgau qui est mis à rude épreuve.
Tout d'abord, la population du Sundgau est éprouvée par les épidémies de peste en 1313 et 1349, cette dernière précédant un séisme et emportant jusqu'à 25% de la population en certains endroits.
En 1335, c'est une des sept plaies d'Egypte qui s'abat sur le Sundgau puisque une invasion de sauterelles ravage pendant trois ans les plaines allemandes et alsaciennes.
Le 8 octobre 1356, la malédiction qui semble s'abattre sur le Sundgau prend la forme d'un nouveau tremblement de terre.
Le séisme (dont les secousses auraient été ressenties jusqu'à Paris et Constance d'après divers témoignages) cause d'énormes dégâts dans le Sundgau : 34 châteaux sundgauviens sont endommagés ou démolis, parmi lesquels ceux de Landser, Heidweiler, Froberg ou encore Morimont. A Bâle, plus de 500 personnes trouvent la mort alors qu'il reste à peine 100 maisons debout.
Pour certains sundgauviens, ces catastrophes à répétition seraient les signes annonciateurs de l'Apocalypse (la fin du monde).
Comme si cela ne suffisait pas, les Sundgauviens sont également les victimes collatérales de plusieurs guerres : Bâlois 1354 et 1369, les Anglais 1369 et 1375, Armagnacs 1444, Soleurois et Bâlois 1445-1146, guerre des Six Deniers 1466, guerre de Souabe 1499, etc.
Les violences semblent ne pas connaître d'accalmie dans le Sundgau, qu'il s'agisse de guerres privées entre seigneurs locaux (NDR : les guerres privées étaient en fait des procédures judiciaires, relativement règlementées, ayant pour but de venger une injustice ou d'obliger quelqu'un à reconnaître ses torts, par la force et les menaces, d'où le terme de guerre) ou de raids de brigands.
D'autres part, les souverains engagés dans la guerre de Cent Ans ont pour habitude d'embaucher des compagnies de mercenaires pour renforcer leurs troupes, compagnies de mercenaires qui au moment des périodes de trêve ou de paix, agissent pour leur propre compte. La riche Alsace aiguise les appétits de ces bandes de malandrins et de leurs chefs, et le Sundgau n'est pas épargné.
Ainsi, en 1365, les mercenaires du parti bourguignon, alliés aux Anglais, contraints à l'inactivité suite à la paix de Brétigny (1360), franchissent les Vosges et déferlent sur le Sundgau. Les campagnes du Sundgau sont dévastées.
Le Sundgau n'a pas été épargné par les aléas d'une période de l'histoire réputée pour sa violence. Pourtant, il est toujours debout.
La Renaissance fût-elle plus calme ?
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