L'Histoire du Sundgau
Le Sundgau tout le monde en parle (en tout cas sur dreyeckland.com), mais est-ce que ce même tout le monde le connaît vraiment ?
Pour savoir où l'on va, il faut savoir d'où l'on vient entend-on souvent c'est valable aussi pour le Sundgau.
Découvrez son histoire.
D'une guerre mondiale à l'autre, le Sundgau de 1918 à 1945
Après une Première Guerre Mondiale meurtrière, le Sundgau goûte de nouveau avec joie à la paix. Une paix en français d'ailleurs. Mais les affres de l'Histoire ne vont pas laisser le temps au Sundgau de se reconstruire puisque le 15 juin 1940, les troupes du chancelier allemand Adolph Hitler franchissent le Rhin.
Dans l'entre-deux guerre, 56% des sundgauviens travaillent dans l'agriculture, 28% dans l'industrie et 7% seulement dans le tertiaire. A la même époque quelques 200 étangs du Sundgau sont aménagés pour l'élevage des carpes.
Le début de la Seconde Guerre Mondiale dans le Sundgau : le Sundgau redevient allemand
Mais une nouvelle fois, la paix sundgauvienne est de courte durée.
Le 1er septembre, lorsque l’Allemagne Nazie pénètre en Pologne, 66 communes limitrophes du Rhin sont évacuées. Le Sundgau est concerné puisque la quasi-totalité du canton de Huningue ainsi qu’une partie de ceux de Ferrette et de Hirsingue son évacués.
Le 15 juin 1940, la Wehrmacht franchit le Rhin.
Exception faire de quelques rares îlots de résistance, le Sundgau et toute l’Alsace redeviennent allemands lorsque le Régime de Vichy et le IIIè Reich signent l’armistice du 22 juin 1940 à Rethondes, partageant la France en deux, une zone occupée aux mains des vainqueurs, et une zone dite libre administrée par le régime pétainiste.
Moins d’un mois plus tard, le 16 juillet, Juifs, Nord-Africains et francophiles (c’est à dire ceux qui refusaient de renier leur patriotisme ou tout simplement leur culture française) ont 30mn, 50kg de bagages et 2000 Fr d’argent liquide pour prendre le chemin de la zone-libre. Au cours des 6 mois qui ont suivi l’armistice, ce sont 22 000 juifs qui sont jetés sur les routes alsaciennes en direction d’une zone-libre où rien n’était prêt pour les accueillir, hormis les sombres desseins concentrationnaires du Régime de Vichy.
A la rentrée de septembre, les instituteurs du Sundgau ont été remplacé par des “confrères” allemands du Pays de Bade et doivent se rendre Outre-Rhin comme tous les professeurs alsaciens pour un “umshulung”, un recyclage dans la langue de Goethe.
Désormais, le français, par ailleurs strictement interdit, est bannit des écoles sundgauviennes au profit de l’Allemand.
Toujours dans cette optique de germanisation du Sundgau, les communes et les rues sont débaptisées au profit de noms plus allemands, les commerçants doivent proscrire le français de leurs devantures au profit de l’Allemand (et en lettres gothiques s’il vous plait) et enfin les associations sportives sont dissoutes et remplacées par les Hitler Jugend (Jeunesses hitlériennes) qui deviennent obligatoires pour tout les sundgauviens et sundgauviennes entre 10 et 18 ans à compter du 1er janvier 1942.
Le 9 août 1942, depuis son QG ukrainien de Vinitza, Hitler, dont les troupes semblent sur le point de prendre le dessus sur l’armée soviétique à la faveur des offensives en direction de Stalingrad et de la mer Caspienne, émet l’hypothèse de procéder à une vague d’expulsions vers l’Alsace et donc le Sundgau. Asociaux et criminels seraient envoyés Outre-Rhin tandis que ceux qui ne sont pas politiquement mûrs seraient transférés à l’intérieur du Reich. Finalement, les nazis renoncent devant l’ampleur de la “migration” (plus de 20 000 hommes).
Lors de cette même réunion, l’état-major nazi réunit autour du Fuhrer décide d’incorporer de force à la Werhmacht les 70 000 jeunes Alsaciens nés entre 1914 et 1926. L'enrôlement de force dans la Waffen SS n'interviendra qu'à partir de 1944, sauf en ce qui concerne les hommes nés en 1926. La moitié d’entre eux (soit 2 000 hommes), est incorporée directement dans la Waffen SS. La proportion est encore plus importante pour les classes d’âge nées de 1908 à 1910. Presque toutes ces nouvelles recrues (Wehrmacht et Waffen SS) sont envoyées à la mort sur le front russe dont la plupart ne reviendront donc jamais (logique puisqu'ils sont morts).
Comme tout les Waffen SS, les Sundgauviens et les Alsaciens en général portent le tatouage de leur groupe sanguin sous le bras gauche. Utile sur le front, ce tatouage, est dans la vie quotidienne une preuve d’appartenance à la SS, qui coûtera la vie à de nombreux Sundgauviens, sommairement abattus par les troupes américaines ou russes lors de leur capture à l’issue de la guerre.
Echapper aux incorporations forcées dans le Sundgau
Ces incorporations forcées sont à l’origine des accrochages les plus violents dans le Sundgau.
Nombre de Sundgauviens tentent d’échapper à ce destin militaire peu enviable en essayent de rejoindre la Suisse voisine. Les évasions individuelles cèdent rapidement la place aux évasions groupées, en dépit d’importants moyens de dissuasion mis en place par les nazis.
En premier lieu, il y a les moyens psychologiques. Ainsi le 7 juillet 1942, le Gauleiter Robert Wagner, chef de la branche Alsacienne du NSDAP (le parti nazi), prend une ordonnance contre “l’émigration illégale hors d’Alsace”. “Les biens des évadés seront confisqués et leurs parents ainsi que ceux qui vivent avec eux seront transplantés en Allemagne !”, menace l’ordonnance.
Pour prouver au Sundgau combien il est sérieux, le Gauleiter prend également des mesures militaires. Ainsi le 16 septembre 1942, une zone interdite de 3 km de large avec fils barbelés est installée le long de la frontière suisse.
Le 23 août de la même année, une ordonnance publiée dans le Journal Officiel du Reich octroie la nationalité allemande aux Lorrains, aux Luxembourgeois et aux Alsaciens servant ou appelés à servir dans les rangs de l’armée allemande mais aussi à ceux qui auront été reconnus comme des Allemands “éprouvés”.
C’est de Riespach que vient l’étincelle qui a embrasé la résistance Sundgauvienne. Le 10 février 1943, des sundgauviens se donnent rendez-vous dans cette petite localité du Sundgau pour ce qui reste la plus importante évasion d’alsaciens insoumis, la Espenkolonne. Le téléphone arabe fonctionnant à plein, le mot d’ordre dépasse rapidement le Sundgau. Après 7 longues heures de marche dans la neige, 182 hommes venus du Sundgau mais aussi de Sélestat, Colmar, Mulhouse et d’Outre-Rhin, réussissent à rallier la Suisse.
Dès le lendemain, enhardis par ce succès, 86 jeunes insoumis originaires de Durmenach, Werentzhouse, Fislis et Oltingue réussissent également à rejoindre la Suisse et à gagner le camp de Büren.
Malheureusement, le fait le plus marquant de la Seconde Guerre mondiale dans le Sundgau est probablement l’évasion ratée de dix-huit jeunes gens de Ballersdorf. Lors de leur tentative d’évasion, le 12 février, une fusillade éclate avec des douaniers allemands à Seppois-le-Bas, l’un des douaniers trouve la mort. Trois jeunes sont fusillés sur le champ. Les autres réussissent à prendre la fuite, mais sont arrêtés chez eux le lendemain par les Allemands. Ils sont tous fusillés le 16 février au Struthof.
La répression nazie ne s’arrête pas là. Les familles des évadés voient leurs biens confisqués et sont déportés vers des camps en Allemagne. Plus de 3000 personnes de l’arrondissement d’Altkirch ont connu ce triste sort.
Le 14 novembre 1944, à l’heure du repas, alors qu’une tempête de neige s’est violemment abattue sur l’Alsace et le Sundgau, le général de Lattre de Tassigny et son 1er corps d’armée passent à l’offensive.
La Werhmacht est prise par surprise, d’autant plus que de faux renseignements fournis par une opération montée par les services spéciaux français ont mené les troupes allemandes sur une fausse piste.
En dépit d’une résistance allemande qui progressivement se met en place, les troupes françaises continuent à avancer rapidement. Ainsi, 3 jours après l’offensive menée par le général de Lattre de Tassigny et ses unités, Héricourt et Montbéliard sont libérés.
Une partie des troupes s’engouffre dans la brèche qui vient de s’ouvrir tandis que le reste se met à progresser vers Belfort où l’ennemi résiste vigoureusement.
Le 18 novembre, la 1ère DB, soutenue par des éléments de la 9e DIC, s'empare par surprise, à Delle, du pont de l'Allaine : faisant ainsi sauter le verrou alsacien.
Désormais la porte de l’Alsace et du Sundgau est ouverte, et c'est au CC3 du colonel Caldairou que revient l’honneur de la franchir le premier et de libérer Seppois-le-Bas (NDR : première localité sundgauvienne libérée) le 19 novembre à 14h au terme d’un violent combat.
Dès cet instant, les “possessions” ennemies s’écroulent comme des dominos et c’est sans résistance sérieuse que les chars français foncent vers le Rhin qu’ils atteignent à 18h30 à Rosenau.
La 1ère armée a beau avoir atteint le Rhin et être en tête de toutes les troupes alliées, la situation de la 1ère DB n’en est pas moins compliquée voire tendue car pour pénétrer en Alsace, elle n’a à sa disposition qu’un mince corridor le long de la frontière suisse où les embouteillages sont permanents d’autant plus que la Wehrmacht va contre-attaquer pendant plusieurs jours depuis Dannemarie.
Les troupes allemandes en déroute connaîtront un bref sursaut lorsqu’elles parviendront à couper temporairement le corridor en question, unique voie de communication par où arrivent renforts et ravitaillement.
Le matin du 20 novembre, l’offensive de la 1ère DB reprend en direction de trois villes sundgauviennes : Dannemarie, Altkirch et Mulhouse où elle pénètre à la nuit tombée prenant la garnison par surprise.
Dès le lendemain, la 1ère DB entame le nettoyage de la ville, nettoyage qui se prolongera jusqu’au 24 novembre, la faute à un ennemi récalcitrant qui résiste en s’accrochant dans les différentes casernes de la ville.
En raison de sa situation géographique particulière, la Seconde Guerre Mondiale aura laissé des traces indélébiles dans le Sundgau, peut-être plus qu'ailleurs.
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Dreyeckland : France - Alsace - Haut-Rhin - Sundgau
Le début de la Seconde Guerre Mondiale dans le Sundgau : le Sundgau redevient allemand
Mais une nouvelle fois, la paix sundgauvienne est de courte durée.
Le 1er septembre, lorsque l’Allemagne Nazie pénètre en Pologne, 66 communes limitrophes du Rhin sont évacuées. Le Sundgau est concerné puisque la quasi-totalité du canton de Huningue ainsi qu’une partie de ceux de Ferrette et de Hirsingue son évacués.
Le 15 juin 1940, la Wehrmacht franchit le Rhin.
Exception faire de quelques rares îlots de résistance, le Sundgau et toute l’Alsace redeviennent allemands lorsque le Régime de Vichy et le IIIè Reich signent l’armistice du 22 juin 1940 à Rethondes, partageant la France en deux, une zone occupée aux mains des vainqueurs, et une zone dite libre administrée par le régime pétainiste.
Moins d’un mois plus tard, le 16 juillet, Juifs, Nord-Africains et francophiles (c’est à dire ceux qui refusaient de renier leur patriotisme ou tout simplement leur culture française) ont 30mn, 50kg de bagages et 2000 Fr d’argent liquide pour prendre le chemin de la zone-libre. Au cours des 6 mois qui ont suivi l’armistice, ce sont 22 000 juifs qui sont jetés sur les routes alsaciennes en direction d’une zone-libre où rien n’était prêt pour les accueillir, hormis les sombres desseins concentrationnaires du Régime de Vichy.
La germanisation du Sundgau
A la rentrée de septembre, les instituteurs du Sundgau ont été remplacé par des “confrères” allemands du Pays de Bade et doivent se rendre Outre-Rhin comme tous les professeurs alsaciens pour un “umshulung”, un recyclage dans la langue de Goethe.
Désormais, le français, par ailleurs strictement interdit, est bannit des écoles sundgauviennes au profit de l’Allemand.
Toujours dans cette optique de germanisation du Sundgau, les communes et les rues sont débaptisées au profit de noms plus allemands, les commerçants doivent proscrire le français de leurs devantures au profit de l’Allemand (et en lettres gothiques s’il vous plait) et enfin les associations sportives sont dissoutes et remplacées par les Hitler Jugend (Jeunesses hitlériennes) qui deviennent obligatoires pour tout les sundgauviens et sundgauviennes entre 10 et 18 ans à compter du 1er janvier 1942.
Les sombres projets d'Hitler pour le Sundgau
Le 9 août 1942, depuis son QG ukrainien de Vinitza, Hitler, dont les troupes semblent sur le point de prendre le dessus sur l’armée soviétique à la faveur des offensives en direction de Stalingrad et de la mer Caspienne, émet l’hypothèse de procéder à une vague d’expulsions vers l’Alsace et donc le Sundgau. Asociaux et criminels seraient envoyés Outre-Rhin tandis que ceux qui ne sont pas politiquement mûrs seraient transférés à l’intérieur du Reich. Finalement, les nazis renoncent devant l’ampleur de la “migration” (plus de 20 000 hommes).
L'incorporation des sundgauviens dans l'armée allemande
Lors de cette même réunion, l’état-major nazi réunit autour du Fuhrer décide d’incorporer de force à la Werhmacht les 70 000 jeunes Alsaciens nés entre 1914 et 1926. L'enrôlement de force dans la Waffen SS n'interviendra qu'à partir de 1944, sauf en ce qui concerne les hommes nés en 1926. La moitié d’entre eux (soit 2 000 hommes), est incorporée directement dans la Waffen SS. La proportion est encore plus importante pour les classes d’âge nées de 1908 à 1910. Presque toutes ces nouvelles recrues (Wehrmacht et Waffen SS) sont envoyées à la mort sur le front russe dont la plupart ne reviendront donc jamais (logique puisqu'ils sont morts).
Comme tout les Waffen SS, les Sundgauviens et les Alsaciens en général portent le tatouage de leur groupe sanguin sous le bras gauche. Utile sur le front, ce tatouage, est dans la vie quotidienne une preuve d’appartenance à la SS, qui coûtera la vie à de nombreux Sundgauviens, sommairement abattus par les troupes américaines ou russes lors de leur capture à l’issue de la guerre.
Echapper aux incorporations forcées dans le Sundgau
Ces incorporations forcées sont à l’origine des accrochages les plus violents dans le Sundgau.
Nombre de Sundgauviens tentent d’échapper à ce destin militaire peu enviable en essayent de rejoindre la Suisse voisine. Les évasions individuelles cèdent rapidement la place aux évasions groupées, en dépit d’importants moyens de dissuasion mis en place par les nazis.
En premier lieu, il y a les moyens psychologiques. Ainsi le 7 juillet 1942, le Gauleiter Robert Wagner, chef de la branche Alsacienne du NSDAP (le parti nazi), prend une ordonnance contre “l’émigration illégale hors d’Alsace”. “Les biens des évadés seront confisqués et leurs parents ainsi que ceux qui vivent avec eux seront transplantés en Allemagne !”, menace l’ordonnance.
Pour prouver au Sundgau combien il est sérieux, le Gauleiter prend également des mesures militaires. Ainsi le 16 septembre 1942, une zone interdite de 3 km de large avec fils barbelés est installée le long de la frontière suisse.
Le 23 août de la même année, une ordonnance publiée dans le Journal Officiel du Reich octroie la nationalité allemande aux Lorrains, aux Luxembourgeois et aux Alsaciens servant ou appelés à servir dans les rangs de l’armée allemande mais aussi à ceux qui auront été reconnus comme des Allemands “éprouvés”.
La résistance dans le Sundgau
C’est de Riespach que vient l’étincelle qui a embrasé la résistance Sundgauvienne. Le 10 février 1943, des sundgauviens se donnent rendez-vous dans cette petite localité du Sundgau pour ce qui reste la plus importante évasion d’alsaciens insoumis, la Espenkolonne. Le téléphone arabe fonctionnant à plein, le mot d’ordre dépasse rapidement le Sundgau. Après 7 longues heures de marche dans la neige, 182 hommes venus du Sundgau mais aussi de Sélestat, Colmar, Mulhouse et d’Outre-Rhin, réussissent à rallier la Suisse.
Dès le lendemain, enhardis par ce succès, 86 jeunes insoumis originaires de Durmenach, Werentzhouse, Fislis et Oltingue réussissent également à rejoindre la Suisse et à gagner le camp de Büren.
Le massacre de Ballersdorf
Malheureusement, le fait le plus marquant de la Seconde Guerre mondiale dans le Sundgau est probablement l’évasion ratée de dix-huit jeunes gens de Ballersdorf. Lors de leur tentative d’évasion, le 12 février, une fusillade éclate avec des douaniers allemands à Seppois-le-Bas, l’un des douaniers trouve la mort. Trois jeunes sont fusillés sur le champ. Les autres réussissent à prendre la fuite, mais sont arrêtés chez eux le lendemain par les Allemands. Ils sont tous fusillés le 16 février au Struthof.
La répression nazie ne s’arrête pas là. Les familles des évadés voient leurs biens confisqués et sont déportés vers des camps en Allemagne. Plus de 3000 personnes de l’arrondissement d’Altkirch ont connu ce triste sort.
La reconquête du Sundgau
Le 14 novembre 1944, à l’heure du repas, alors qu’une tempête de neige s’est violemment abattue sur l’Alsace et le Sundgau, le général de Lattre de Tassigny et son 1er corps d’armée passent à l’offensive.
La Werhmacht est prise par surprise, d’autant plus que de faux renseignements fournis par une opération montée par les services spéciaux français ont mené les troupes allemandes sur une fausse piste.
En dépit d’une résistance allemande qui progressivement se met en place, les troupes françaises continuent à avancer rapidement. Ainsi, 3 jours après l’offensive menée par le général de Lattre de Tassigny et ses unités, Héricourt et Montbéliard sont libérés.
Une partie des troupes s’engouffre dans la brèche qui vient de s’ouvrir tandis que le reste se met à progresser vers Belfort où l’ennemi résiste vigoureusement.
Le 18 novembre, la 1ère DB, soutenue par des éléments de la 9e DIC, s'empare par surprise, à Delle, du pont de l'Allaine : faisant ainsi sauter le verrou alsacien.
Désormais la porte de l’Alsace et du Sundgau est ouverte, et c'est au CC3 du colonel Caldairou que revient l’honneur de la franchir le premier et de libérer Seppois-le-Bas (NDR : première localité sundgauvienne libérée) le 19 novembre à 14h au terme d’un violent combat.
Dès cet instant, les “possessions” ennemies s’écroulent comme des dominos et c’est sans résistance sérieuse que les chars français foncent vers le Rhin qu’ils atteignent à 18h30 à Rosenau.
La libération du Sundgau
La 1ère armée a beau avoir atteint le Rhin et être en tête de toutes les troupes alliées, la situation de la 1ère DB n’en est pas moins compliquée voire tendue car pour pénétrer en Alsace, elle n’a à sa disposition qu’un mince corridor le long de la frontière suisse où les embouteillages sont permanents d’autant plus que la Wehrmacht va contre-attaquer pendant plusieurs jours depuis Dannemarie.
Les troupes allemandes en déroute connaîtront un bref sursaut lorsqu’elles parviendront à couper temporairement le corridor en question, unique voie de communication par où arrivent renforts et ravitaillement.
Le matin du 20 novembre, l’offensive de la 1ère DB reprend en direction de trois villes sundgauviennes : Dannemarie, Altkirch et Mulhouse où elle pénètre à la nuit tombée prenant la garnison par surprise.
Dès le lendemain, la 1ère DB entame le nettoyage de la ville, nettoyage qui se prolongera jusqu’au 24 novembre, la faute à un ennemi récalcitrant qui résiste en s’accrochant dans les différentes casernes de la ville.
En raison de sa situation géographique particulière, la Seconde Guerre Mondiale aura laissé des traces indélébiles dans le Sundgau, peut-être plus qu'ailleurs.
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Dreyeckland : France - Alsace - Haut-Rhin - Sundgau
Superbe sujet que le Sundgqu et son histoire, bravo pour tout le travail de recherches
Michel