Guide touristique d'Altkirch
Suivez le guide ! Nous vous emmenons en promenade dans la ville d'Altkirch. Grâce à ce guide touristique, Altkirch, la capitale du Sundgau, n'aura plus de secrets pour vous. Un guide indispensable pour tous les sundgauviennes et tous les sundgauviens.
Un premier rempart pour Altkirch
Altkirch se développe et s’entoure, en 1215, d’un premier rempart. À la même époque, les comtes de Ferrette, descendants des comtes de Montbéliard, gagnent en puissance et deviennent les maîtres de toute la région du Sundgau, au sud de l’Alsace. Altkirch en est le centre géographique et administratif.
Altkirch s’entoure, en 1215, d’un premier rempart.

Maquette visible au Musée Sundgauvien d'Altkirch.
Altkirch se développe et s’entoure, en 1215, d’un premier rempart.
À la même époque, les comtes de Ferrette, descendants des comtes de Montbéliard, gagnent en puissance et deviennent les maîtres de toute la région du Sundgau, au sud de l’Alsace. Altkirch en est le centre géographique et administratif. Ses faubourgs couvrent à présent les flancs de la colline.
En 1324, la dernière héritière des comtes de Ferrette, Jeanne de son prénom, se marie avec Albert II, dit le Sage, duc d’Autriche donnant ainsi naissance à la lignée des Habsbourg laquelle domine rapidement la région. Altkirch obtient une “promotion” et devient la tête d’une seigneurie de 35 villages répartie en 9 mairies.
En 1376, après s’être pris une rouste par les Suisses, les compagnies anglaises (des mercenaires au chômage, engagés par Enguerrand de Coucy qui prétend avoir des droits à la succession des Ferrette), cherchent à s’emparer d’Altkirch pendant la nuit pour la piller avant de la livrer aux flammes (si c’est pas un programme de brutes ça). Mais une défaite en appelant une autre, les compagnies anglaises sont mises en déroute par le courage des habitants de la ville d'Altkirch et l’héroïsme de ses défenseurs parmi lesquels Henri de Morimont, Henri Schemnelin et Frédéric de Burnkirch, alors qu’elles ont déjà escaladé les murs d’enceinte de la cité.
En 1444, pendant la Guerre des Armagnacs (aucun rapport avec l’alcool), Altkirch et ses environs sont ravagés. Le prieuré de Saint-Morand est anéanti.
Deux ans plus tard, Altkirch est à nouveau la proie des déprédations, cette fois-ci par les Bâlois, qui pillent Carspach et Hirzbach par la même occasion.
Au XVe siècle, on construit la tour du château, laquelle passait autrefois pour l'édifice le plus élevé de Haute-Alsace. Cette tour a survécu de longues années au château à côté duquel elle se trouvait jusqu’à ce qu’elle soit rasée au printemps 1845, pour faire place à une nouvelle église, Notre-Dame-de-l’Assomption. Si seulement la notion de préservation du patrimoine était apparue plus tôt...
En 1525, le prieuré de Saint-Morand, qui a décidément mauvais dos, est à nouveau détruit, mais cette fois-ci par des paysans révoltés.

Toile visible au Musée Sundgauvien d'Altkirch.
La citadelle d'Altkirch, fidèle à ses allégeances autrichiennes, reste catholique malgré la Réforme et accueille en 1529 l’officialité de l’évêché de Bâle qui fuit son berceau suisse devenu luthérien. Chouette hululez vous devant votre écran, mais qu’est-ce que ça peut bien être qu'une officialité ? Une officialité, c’est un tribunal ecclésiastique qui administre plusieurs paroisses, 200 dans toute l’Alsace en ce qui concerne celle de Bâle.
En 1615, l'archiduc Léopold donne le prieuré de Saint-Morand aux Jésuites de Fribourg en Brisgau (Freiburg im Breisgau), qui le conservent jusqu'à leur proscription, en 1764.
Vous souhaitez compléter ou améliorer cet article ? Contactez le webmaster du site.
Dreyeckland : France - Alsace - Haut-Rhin - Sundgau - Altkirch