L'orpailleur et l'Ondine du Rhin
La pauvreté des orpailleurs du Rhin était telle que dans des temps déjà lointains, une légende se racontait dans les familles de nos villages rhénans. Celle-ci nous est parvenue, sauvegardée par la tradition populaire.
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Dans une île du Rhin, vivait il y a très longtemps, un pauvre orpailleur.
Il peinait, solitaire, et songeait aux dures années de servage connues jadis lorsque sa femme et ses enfants vivaient encore. Un de ses fils avait suivi un armateur au service duquel il était entré en délaissant sans un mot d'adieu le père, courbé par l'âge à présent, mais qui n'avait pas oublié l'ingrat enfant. Il espérait encore son retour, mais les années se suivirent sans que celui-ci ne donna signe de vie, et le pauvre homme sombrait de plus en plus dans la misère.
Il peinait, solitaire, et songeait aux dures années de servage connues jadis lorsque sa femme et ses enfants vivaient encore. Un de ses fils avait suivi un armateur au service duquel il était entré en délaissant sans un mot d'adieu le père, courbé par l'âge à présent, mais qui n'avait pas oublié l'ingrat enfant. Il espérait encore son retour, mais les années se suivirent sans que celui-ci ne donna signe de vie, et le pauvre homme sombrait de plus en plus dans la misère.
Et voici qu'au cours d'une nuit, il fut réveillé par les rumeurs d'une tempête. Il se leva et lorsqu'il arriva à la rive du fleuve, il vit un important banc de poissons. Il prit son filet et tenta d'en attrapper quelques uns. Au bout d'un instant, voulant retirer son filet, il sentit une lourde résistance et comprit qu'un poisson de forte taille, un saumon peut-être ou un brochet énorme, se débattait entre les mailles.
A ce moment, il entendit la petite voix affolée d'une ondine emprisonnée dans son filet. "Reste avec moi, petite ondine, je suis si seul ! " répondit le vieil homme. Mais l'ondine le suppliait tellement de la libérer, que celui-ci la relâcha. Elle disparut rapidement en remerciant le vieil homme " cela te portera chance " lui dit-elle.
A ce moment, il entendit la petite voix affolée d'une ondine emprisonnée dans son filet. "Reste avec moi, petite ondine, je suis si seul ! " répondit le vieil homme. Mais l'ondine le suppliait tellement de la libérer, que celui-ci la relâcha. Elle disparut rapidement en remerciant le vieil homme " cela te portera chance " lui dit-elle.
Le lendemain, l'orpailleur reprit sa tâche et trouva de l'or en abondante quantité. Quelques jours plus tard, il prit le chemin de Habsheim où il avait pour habitude d'aller vendre son or. Il toucha beaucoup d'argent et s'en retourna chez lui.
En ouvrant la porte de sa maisonnette, il trouva la chambrette éclairée, une bonne flambée animait l'âtre, la table offrait une soupe chaude. Il ne vit personne et, pensa à l'ondine à laquelle il alla crier ses remerciements au bord du fleuve. Celle-ci lui apparut, et lui dit " ta bonne action a été récompensée, mais une joie plus grande t'est encore réservée. Demain, ton fils revient avec sa femme et son enfant. Il resteront auprès de toi jusqu'à ton dernier jour ". Et l'ondine disparut à jamais dans les eaux du Rhin.
Le vieil orpailleur vécut des jours heureux et sa famille retrouvée remercia souvent la noble ondine du Rhin.
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