La fabrication du ciment à Altkirch
En passant à Altkirch, ne vous êtes-vous jamais demandé comment fonctionne cette grande usine de ciment que l’on aperçoit dès que l’on y arrive ?
Il est vrai qu’elle est un peu secrète cette usine, avec toutes ses mesures de sécurité qui l’entourent. Aussi, quand nous avons rencontré M. Serge Montagne, son directeur lors de la soirée d’inauguration du Festival du Court Métrage à Altkirch, nous lui avons demandé s’il serait possible de vous faire découvrir l’usine, mais de l’intérieur et il a accepté.
Tir de mines à la carrière d'Altkirch
J'ai eu la chance de pouvoir assister à un tir de mines à la carrière d'Altkirch et d'en ramener quelques photographies que je vous fais découvrir ici. Une explosion au ralenti, ce n'est pas tous les jours que l'on voir ça, et c'est en exclusivité sur www.dreyeckland.com.
Le jour « J » je me rends sur place et d’emblée, j’ai une première surprise : on ne badine pas avec la sécurité ici. Le casque est tellement vissé sur la tête de tous les employés que beaucoup le conservent même dans les bureaux… Comme je vais visiter l’usine, j’y ai aussi droit, ainsi qu’à une paire de lunettes de protection des yeux.
Comme un tir de mine était prévu, M. Montagne (découvrez son interview en compagnie de Laurence Deliot - Conseiller Environnement-Santé-Sécurité) m’a tout de suite conduit, à bord d’un 4x4 digne d’un safari africain, à la carrière pour que je puisse le photographier. Affublé de mon casque et de mes lunettes, je m’attendais à pénétrer dans un monde minéral qui aurait pu servir de décor à un film sur les extraterrestres, mais à ma grande surprise, je me suis retrouvé dans un parc vert, avec de magnifiques étangs.



C’est avec un sourire au coin des lèvres que M. Montagne m’explique qu’il ne s’agit pas pour la cimenterie de prélever simplement sa matière première, mais aussi, dans un souci écologique et esthétique, de remettre le site en état. Dommage que ce parc ne puisse être ouvert au public. Je suis sûr que beaucoup d’Altkirchois en feraient un lieu de promenade idyllique. À défaut d’en profiter de suite, nous savons déjà que le site pourra devenir un parc magnifique pour la ville d’Altkirch le jour où l’usine fermera ses portes.
Après un trajet sur un chemin qui m’a fait comprendre l’utilité du 4x4, je me retrouve en face du lieu de tir qui se situe au sud de la carrière. Grâce au talkie-walkie de M. Montagne, je suis en temps réel les préparations. Là encore, on ne plaisante pas avec la sécurité et tout cela est strictement encadré et mesuré, comme vous pourrez le constater plus bas.

On distingue les artificiers qui placent leurs charges dans les trous de 18 m de profondeur
Petit moment hors du temps que celui qui précède le tir. L’appareil photographique est prêt, le mode rafale est activé, je sais où cela va se passer, je vois les 18 trous, non pas de golf, mais d’emplacement des charges. En fait, on voit surtout les dômes des forages de 18 mètres de profondeur dans lesquels les charges sont réparties. J’entends la radio qui donne l’ordre de tir, trois coups de sirène… je déclenche et… rien. Ma première rafale est partie dans le vide. Vite on se remet en place, je recompte mentalement et j’appuie.

Une photo juste avant le tir…

Et Feu !
Et là, le spectacle est magnifique. Comme au ralenti, dans un silence à peine croyable, je vois un pan entier de la falaise qui s’émiette dans un grand nuage de poussière et de fumée. Clic, clic, clic, les photos s’empilent dans le buffer quand enfin le bruit arrive jusqu’à nous.

















Celui-là aussi est surprenant. Alors que je m’attends à avoir les tympans bien secoués (mais pourquoi ils ne m’ont pas aussi donné un casque pour les oreilles ?) c’est un tout petit bruit, au regard du morceau de falaise qui git par terre, qui parvient à mes oreilles… Encore plus étonnant, je ne ressens aucune vibration, alors que nous ne sommes qu’à quelques centaines de mètres à peine du lieu de l’explosion. Incroyable !

Voilà, c’est fini, le rythme des tirs est actuellement d’un à deux par semaines. Dire que j’habite à moins de 500 mètres de là et que je n’ai jamais rien entendu… On fait un petit tour dans le bureau du chef de carrière pour prendre connaissance des résultats du tir, ce qui semble être la seule préoccupation de mes hôtes.

Le chef de carrière, M. Patrick Leroy consulte les "résultats"

Les "résultats" : la ligne brisée du milieu, c'est la norme…
Moi qui pensais naïvement que le résultat était l’amas rocheux au pied de la falaise, je découvre que le résultat se présente comme un ensemble de graphiques et de chiffres. Tout le monde est heureux, le tir est largement en dessous des normes admises en matière de vibration et de propagation.
Retrouvez l'interview de Serge Montagne, directeur et Laurence Deliot, conseiller environnement-santé-sécurité de l'usine Holcim d'Altkirch.
Vous souhaitez visiter l'usine Holcim. Inscrivez-vous sur le site du Dreyeckland.
Vous souhaitez compléter ou améliorer cet article ? Contactez le webmaster du site.
Dreyeckland : France - Alsace - Haut-Rhin - Sundgau - Altkirch
Comme un tir de mine était prévu, M. Montagne (découvrez son interview en compagnie de Laurence Deliot - Conseiller Environnement-Santé-Sécurité) m’a tout de suite conduit, à bord d’un 4x4 digne d’un safari africain, à la carrière pour que je puisse le photographier. Affublé de mon casque et de mes lunettes, je m’attendais à pénétrer dans un monde minéral qui aurait pu servir de décor à un film sur les extraterrestres, mais à ma grande surprise, je me suis retrouvé dans un parc vert, avec de magnifiques étangs.



C’est avec un sourire au coin des lèvres que M. Montagne m’explique qu’il ne s’agit pas pour la cimenterie de prélever simplement sa matière première, mais aussi, dans un souci écologique et esthétique, de remettre le site en état. Dommage que ce parc ne puisse être ouvert au public. Je suis sûr que beaucoup d’Altkirchois en feraient un lieu de promenade idyllique. À défaut d’en profiter de suite, nous savons déjà que le site pourra devenir un parc magnifique pour la ville d’Altkirch le jour où l’usine fermera ses portes.
Après un trajet sur un chemin qui m’a fait comprendre l’utilité du 4x4, je me retrouve en face du lieu de tir qui se situe au sud de la carrière. Grâce au talkie-walkie de M. Montagne, je suis en temps réel les préparations. Là encore, on ne plaisante pas avec la sécurité et tout cela est strictement encadré et mesuré, comme vous pourrez le constater plus bas.

On distingue les artificiers qui placent leurs charges dans les trous de 18 m de profondeur
Petit moment hors du temps que celui qui précède le tir. L’appareil photographique est prêt, le mode rafale est activé, je sais où cela va se passer, je vois les 18 trous, non pas de golf, mais d’emplacement des charges. En fait, on voit surtout les dômes des forages de 18 mètres de profondeur dans lesquels les charges sont réparties. J’entends la radio qui donne l’ordre de tir, trois coups de sirène… je déclenche et… rien. Ma première rafale est partie dans le vide. Vite on se remet en place, je recompte mentalement et j’appuie.

Une photo juste avant le tir…

Et Feu !
Et là, le spectacle est magnifique. Comme au ralenti, dans un silence à peine croyable, je vois un pan entier de la falaise qui s’émiette dans un grand nuage de poussière et de fumée. Clic, clic, clic, les photos s’empilent dans le buffer quand enfin le bruit arrive jusqu’à nous.

















Celui-là aussi est surprenant. Alors que je m’attends à avoir les tympans bien secoués (mais pourquoi ils ne m’ont pas aussi donné un casque pour les oreilles ?) c’est un tout petit bruit, au regard du morceau de falaise qui git par terre, qui parvient à mes oreilles… Encore plus étonnant, je ne ressens aucune vibration, alors que nous ne sommes qu’à quelques centaines de mètres à peine du lieu de l’explosion. Incroyable !

Voilà, c’est fini, le rythme des tirs est actuellement d’un à deux par semaines. Dire que j’habite à moins de 500 mètres de là et que je n’ai jamais rien entendu… On fait un petit tour dans le bureau du chef de carrière pour prendre connaissance des résultats du tir, ce qui semble être la seule préoccupation de mes hôtes.

Le chef de carrière, M. Patrick Leroy consulte les "résultats"

Les "résultats" : la ligne brisée du milieu, c'est la norme…
Moi qui pensais naïvement que le résultat était l’amas rocheux au pied de la falaise, je découvre que le résultat se présente comme un ensemble de graphiques et de chiffres. Tout le monde est heureux, le tir est largement en dessous des normes admises en matière de vibration et de propagation.
Retrouvez l'interview de Serge Montagne, directeur et Laurence Deliot, conseiller environnement-santé-sécurité de l'usine Holcim d'Altkirch.
Vous souhaitez visiter l'usine Holcim. Inscrivez-vous sur le site du Dreyeckland.
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